Quand aujourd’hui c’est déjà demain…

Sujet du mois La distance
La marraine Lily’s road

Je peux parler de ce sujet en connaissance de cause, car en partant j’ai laissé une partie de ma famille… mes trois (super)nanas. Quand les enfants ont l’âge de quitter la maison, c’est la maman qui s’en va sur d’autre latitudes…. oups!

Même si je me suis dit allez, elles sont bien grandes maintenant, puis il y a les réseaux sociaux, Skype, Whatsapp et tutti quanti…. Pourtant, avec le temps… les heures de décalages…. et la distance! Tout ça devient pesant!

Je tenais, malgré un emploi du temps chargé, participer au rendez vous des #HistoiresExpatriées de ce mois.
(le rendez vous est une idée de Lucie, http://occhiodilucie.com/)

Un peu pour sortir ce qui, des fois reste enfouis au fond du cœur,
Pour montrer qu’on est fort, donner l’exemple et laisser sa progéniture grandir.
Pour la laisser s’épanouir au moment du passage de l’age de jeune adulte,
Là ou ils n’ont plus envie de dépendre des parents, parce qu’ils revendiquent leurs idées en les laissant construire leur propre vie avec leurs propres idéos,
Ceci bien sûr en mélangeant l’éducation qui a été inculqué.

Mais petit à petit, j’ai trouvé le temps long, la séparation trop grande, la distance énorme…. C’est vrai au début c’est génial de pouvoir raconter ses aventures à ses enfants, de leurs montrer que quand on veut on peut faire (presque) ce que l’on veut. Puis ils viennent nous voir, j’imagine aussi (qui sait) que c’est sympa de dire, je vais rendre visite à ma maman qui vit au Costa Rica…. Sans crier gare, arrive la phase ou tu te lève le matin avec une boule au ventre, ces 7 ou 8 heures de décalage te pèsent et t’empêchent de dormir correctement. Toujours en retard avec la journée de ton (ex)chez toi, c’est jamais le moment d’appeler, le matin tout le monde est au boulot et le soir quand t’as le cafard de fin de journée, là-bas c’est la nuit et ça dort. Donc oui chaque jour je me réveillais en allumant le téléphone et en espérant ne pas avoir loupé quelque chose… même au pire moment d’angoisse, prier pour que rien ne se soit passé!!!

Ensuite j’ai commencé à écrire de temps en temps de long messages, aussi en vocal, dans notre groupe, pour énumérer nos péripéties, pour garder le contact et pour avoir en retour, un commentaire, ainsi m’apaiser, savoir que tout allait bien. Même si on sait très bien que l’emploi du temps que nous avons dans cette société n’est pas si simple à gérer… mais quand même, les émotions viscérales sont difficile á contrôler. Même si on ne voudrait pas être si dépendant, les réseaux sociaux sont réellement nos amis ! Pour moi publier une photo, un statut représente une façon de vivre à coté des personnes qui physiquement ne le sont pas…

C’est vrai la distance! « Loin des yeux, loin du coeur….  » qu’on dit, j’ai longtemps gardé un contact avec des amis proches, je leur envoyais des mises à jours de notre installation, pour moi c’était important de les avoir à portée de téléphone…. C’étaient les chroniques de Radio Costa Rica. Avec le temps par contre, on n’ose de moins en moins, on pense qu’ils nous oublient un peu, on ne fait plus partie des petits potins, on ne suit plus á 100% tous ce qui ce passe au quotidien, alors on se sent de trop, que nos commentaires ne concordent pas avec leur vie. On pense que nos histoires ne sont plus très intéressantes, et on espace les chroniques, on ne donne plus trop de nouvelles… pour ne pas déranger, pour ne pas être le boulet…. alors on publie sur le blog, en espérant qu’ils se reconnaîtront dans certaines anecdotes, ou simplement qu’on fera partie de leurs lectures journalistiques.

Le problème de la distance se gère pour chacun à sa manière, évidemment, mais un jour une voyageuse qui s’est arrêter chez nous al Coco m’a dit…. Si tu quitte ton pays et que tu n’as pas les moyen de rentrer chez toi au moins une fois par année pour retrouver ta famille ou tes amis… ce n’est pas une expatriation « réussie », ça ne vaut pas la peine. C’est très extrême, mais ça m’a donné un déclic, un choc et je me suis dit, mince je suis trop loin dis donc!!!

Comme les choses se compliquaient et l’idée de rentrer au continent commençait á germer…. je me suis sentie rassurée, bientôt je serais qu’à 2 heures de vol, des liaisons bien plus simples quitte a prendre un train pour toute une journée…. et une nuit! Bon n’allez pas croire que le rapprochement géographique à radicalement changé le problème de distance…. pas vraiment (a ces enfants…!!), il faut aussi dire qu’on n’est pas totalement au point avec l’installation, on n’a pas encore le temps et les moyens de voyager direct et malgré tout, cet éloignement est encore présent.
(Voir les habitudes Espagnoles et ses rythmes…)

Mais tout compte fait je crois que depuis des décennies les personnes ont vécu avec la distance, tantôt générée par les guerres, aussi pour le travail, les migrations, les conquêtes et partir (une question soulevé dans un ancien article) pour prendre le large, c’est le truc à la mode…. Ce que je n’ai pas encore bien saisi, c’est comment gérer les sentiments face au départ et à la distance, je parle surtout de quand les heures de vie ne sont pas les mêmes, et que des fois justement on vit au rythme de l’autre pays pour se sentir proche….

Puis en y réfléchissant bien? Pourquoi ce sont ceux qui partent qui souffrent de la distance… vos proches vous ont ils avoué leurs sentiments face à la distance?

A vrai dire, je pense que mes filles ont fait les « crack », mais au départ cela n’a pas été tout facile pour elles, changement radical de vie, d’organisation, déménagement…. une p’tite rancune je l’ai tout de même entendue…. à voix basse, mais je l’ai saisie. Dans tout les cas la première année j’étais très disponible pour les soucis, les conseils et les décisions à prendre…. Maintenant je crois qu’elles ont une vie bien organisée, je le sais car les appels sont trèèèès espacés… hakuna matata, le cycle de la vie !

 

8 réflexions sur “Quand aujourd’hui c’est déjà demain…

  1. Je n’ai fait que quitter mon Nord natal (59) pour le Vaucluse (84) en 1980, mais en laissant mes parents et frères et sœur. Pas d’internet ni de portable à l’époque et ce fut un déchirement de part et d’autre. Moi qui suis très attachée à la famille je partais pour suivre mon mari, dont j’ai divorcé 3 ans après… A ce moment là j’avais bien envie de repartir dans le Nord mais comment faire quand on est seule avec 5 enfants ? Donc je suis restée et aucun regret maintenant.

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