Si me pierdo…. Buscadme en Málaga

J’avais publié cette photo dans une story, avec le recul, j’ai dû mal interpréter le sens… J’ai vraiment perdu un bout de moi ! Mais malgré tout, je suis sûre que Málaga me le rendra !

Par ou commencer le récit de cette aventure folle qui a l’aube bien entamée, de nos demi siecle, nous avons décidé d’ouvrir une pizzeria à Malaga! Oui il peut ressembler à d’autres écrits, mais celuici, j’ai commencé le premier jet à partir du mois de juillet.

Comme vous savez (pour ceux qui me suivent), on migeotte longtemps nos plats, on goûte, on assaisonne et on cuit lentement à feu doux. Depuis presque deux ans nous cherchions comment gérer les remises en question (surtout Minnie en pleine crise d’adolescence), comment changer, réajuster une vie trop remplie (aussi). J’ai voulu attendre avant d’écrire cet article, au départ pour des raisons d’occupation intensive en crescendo, puis à cause du malheur qui aurait pu coûter la vie à Tac.

Donc nous voilà un jour au début de l’année 2025, tomber amoureux d’un endroit à Malaga. Nous avions déjà vagabondé aux îles Canaries, suivi nos instincts et les signes de la vie (mais pas complétement). Puis pour des raisons bureaucratiques, et surtout pour encore une dernière fois, « Minnie doit finir sa scolarité »…. nous voilà donc dans la Ville à la mode…. Et hop tout ce que j’ai écrit plus haut, vole en éclats. Car à un moment donné, nous n’avons plus réfléchi ! Se lancer à corps et cœur perdus dans un projet, sans trop réfléchir, du jour au lendemain, et pourtant c’était vraiment un très gros projet, dans un endroit inconnu, nouvelle province, nouvelle commune. Comme jusqu’à présent nous avions toujours une bonne étoile, on a foncé en confiance. Les problèmes se sont rapidement mis au travers de notre route.

D’abord des obstacles administratifs, une lenteur insoutenable pour l’ouverture d’une société, des erreurs impardonnables, une gestion chaotique… J’ai fait ce que j’ai pu! Comment lutter contre des fautes qui ont engendré des retards (encore) par des mega professionnels (comme un notaire), les comptables à vitesse d’escargot. Les jours de congé pour chaque endroit différent, des fêtes patronales et des Saints à tort et à travers…. Les problèmes de livraison du four depuis l’étranger, un timing limité car la mise en route prend entre deux semaines et un mois à cause de la pierre réfractaire, ainsi que des essais de pâtes ( à une météo de 30°C) et de cuisson.

Puis nous avons aussi eu le Blackout total le lundi 29 avril 2025. Un pays entier complètement paralysé !! Ça choque, c’est arrivé en pleine formation des employés, du coup tout le monde à la maison…. Sauf Tac qui essayait de fermer le rideau électrique du local ! Il y en a qui ont appelé un dépanneur, pendant que lui a cherché sur youtube, ahaha!! Merci les tutos!! On était au moins tranquilles de ce côté-là, pas obligé de dormir sur place. Par contre à deux jours de l’ouverture, toute la nourriture achetée pour l’inauguration, les frigos et congélateurs éteints, c’était la panique. Finalement du côté électricité, le jour suivant tout à été rétabli, ouf! Sauf qu’il manquait un truc que je n’ai pu faire que le 30 avril… Un jour avant un le pont du 1er mai….Oui il y avait un congé de plus là au milieu…. Du coup sans le savoir, parce que j’étais persuadée que du côté de la gestion tout avait suivi, nous avons travaillé dans l’illégalité pendant 5 jours ! J’ai cru que ma comptable faisait une crise cardiaque quand je le lui ai innocemment annoncée. (Je ne peux pas donner de détails … Si on écoute, ou on me lit…). Même le lecteur de carte de crédit s’était perdu en route (distribué à une personne inconnue !! C’est véridique !)

Bref, un départ à la Bip Bip, quand le loup reste sur place… Nous voilà lancés ! Les débuts sont difficiles, avec les remises en question, les doutes, des hauts des bas, beaucoup de contre indications, désinformations, des jours sans chiffres et d’autres à crouler sous le travail. J’essayais tant bien que mal de concilier travail administratif et aide sur place, (c’était pas vraiment ce que j’espérais pour mon futur, mais je voulais que le rêve de Tac devienne réalité). J’étais motivée, mais un poids m’empêchait de nager plus vite. Peut-être fallait-il réduire la cadence? Être plus patient et surtout avoir plus confiance en nos capacités et pas en celles des autres. A un moment donné nous avons cessé de croire en notre destin, confus nous avons douté, perdu notre pouvoir de décision et Tac en a fait les frais. Je ne veux pas nourrir la déception, l’injustice, le ressentiment , mais après deux mois, je me suis retrouvée dans une situation très compliquée…. Un accident de travail !

Vous pouvez consulter les articles précédents pour en savoir plus, car de mon côté j’ai dû gérer une situation très difficile au niveau de la gestion., et je suis encore actuellement legerement debordée… Même si je vais faire un recapitulatif prochainement.

Articles publiés precedement: « La fin est toujours le début d’une autre. » ou Le prix ou les emmerdes comme egalement Mise à jour J+17

je vous dit à plus

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