Chers cousins…. Cari cugini…

Est ce que ces moments nous donnent l’inspiration du souvenir ? Un peu comme un manque, une carence qui nous amène à réfléchir….

Durant cette année étrange, je crois fermement que nous avons du nous réinventer dans tous les sens du terme. Au début du confinement nous avons paniqué, angoissé, perdu totalement nos repères. J’ai été en colère, j’ai relaté nos journées rythmées par les bulletins d’information, les discours des présidents et autres responsables… retour aux textes à ce lien/Tag #YoMeQuedoEnCasa. Dès que nous sommes ressortis, peu à peu, j’ai commencé à apprécier les bonheurs de la vie et j’ai eu un flash back qui m’a renvoyé des souvenirs (maintenant) lointains, pour donner une note d’humour à ce que nous subissions dans le monde. La catégorie JeMeSouviens est née. Pour l’instant ce sera mon dernier hommage (l’année 2021 commence avec de vrais nouveaux défis) peut être j’y reviendrai si l’inspiration m’y guide….

En attendant je dédie ce récit a ma cousine Isabelle et mes deux petits cousins (plus grand que moi) Paolo et Antonio…. Merci pour ces doux moments, qui permettent de ne pas perdre espoir quand la société devient incontrôlable, incohérente. Et laissons à nos enfants la permission de vivre aussi ce genre de moment inoubliable. Laissons que ce petit coin d’esprit, cette âme d’enfant absolument nécessaire puisse nous rendre plus humain face à eux. Love💕

En français, plus bas⬇️

Cari cugini, i miei amici d’infanzia, i miei compagni di vacanza …. Ricordo i giorni di spiaggia a Riccione, io, l’unica ragazzina …. Costretta a giocare a calcio, alle gare di pallone (piccoli contro stecchoni), ricordo le piste di gare di biglie, costruite a forma del mio sedere, ero io che raccoglievo il pacco di sabbia nelle mutande, la più piccola, il ninni …. « Dai gnolona, vieni a giocare con noi » Ricordo …  » Panini al prosciutto e succo di frutta « aspettare 3 ore prima di fare il bagno (durava secoli, a bruciare sotto il sole) poi liberati… Tutti al mare. A loro piaceva infastidirmi o prendermi in giro, ma ho sempre saputo che mi volevano bene, che mi hanno sempre presa a giocare, mi hanno protetta, che i legami di sangue, sono forti e non si rompono mai. Anche dopo, diventati grandi… a fare i matti, gite, materasso e furgone, discoteca tutta la notte, fare il bagno al mare e lavarsi alle doccie, colazione con cappuccini e brioche. L’aperitivo Negroni al bar, i pranzi di Pasqua con i cugini dell’Inghilterra….

Chers cousins, mes amis d’enfance, mes compagnons de vacances…. Je me souviens des journées à la plage, moi, la seule fille…. Obligée de jouer au foot, au courses de billes, je me souviens des pistes construites à la forme de mes fesses, c’était moi qui ramassait le paquet de sable dans la culotte, la plus petite, la ninni…. « Dai gnolona, vieni a giocare con noi » Je me souviens… « Panini al prosciutto e succo di frutta » attendre 3 heures avant d’aller se baigner (ça durait des plombes, a cramer sous le soleil) puis la libération… Tutti al mareeee. Ils aimaient m’embêter, mais plus tard on se rend compte que c’est de l’amour déguisé, qu’ils m’ont toujours prise avec eux, pour me protéger, que ces liens de sang, sont fort et ne se cassent jamais. Même plus tard, devenus grands, pour faire les 400 coups, partir en virée, matelas et camionnette, discothèque toute la nuit, se laver dans la mer, déjeuner capuccino et brioche. Les apéro Negroni al bar, les repas de Pâques avec les autres cousins….

Je me souviens aussi de ma meilleure cousine, celle de la désobéissance…. Des vacances à la campagne au milieu des vaches, de la seule fois dans mon enfance ou j’ai mis des patins à glace et que j’ai senti comme elle était dure… sur ma tête!!La forêt, la cueillette des fruits, des cervelas cuits au bout du bâton, les pieds dans le merdaçon (la Suze c’était interdit, trop dangereux ), des cabanes, de la grotte, les rentrées sales comme des petits cochons, les pantalons troués. Des descentes en bob, des fous rire avant de s’endormir, des pipis au culotte parce qu’on ne s’arrêtait plus de rire. Des trains fantômes qui nous empêchaient de dormir, des soupers crêpes, mais aussi des trippes à la sauce tomate (beuuuuurk, je détestais ça! elle mangeait les tripes, moi les patates…. quelle magnifique solidarité!!) Des lettres toutes les semaines pour se raconter nos histoires de garçons. Des vacances en Camargue et commander un Rivella au bar (cherchez l’erreur). De s’inventer des enquêtes policières pour savoir où allaient nos parents…. Le soir… Faire nos quatre heures dans des cabanes de couvertures et parapluies au sous sol, et d’interdire l’entrée de nos frangins, trop petits!

Oh!! J’ai un souvenir qui me revient, probablement le premier grand moment de complicité avec fessée…. Prendre son élan pour glisser dans les longues franges bien coiffée d’un énorme magnifique tapis chez notre grande tante Mathilde. Sa maison était un conte de fée, avec statues, vaisselle, livres, une pièce de réception, une bibliothèque et une chambre pour la bonne…

Quels souvenirs….

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