La Albarizuela

Mi barrio San Pedro….
Avec sa petite paroisse du même nom, centré dans la rue principale du quartier de la Albarizuela, Calle Bizcocheros… (le vendeur de biscuits…). Première rue de la ville où nous avons débarqué en quête d’un appartement!! Tous ça par hasard, oui, car l’agence que nous avions choisi de visiter ce jour là… avait déménagé! (ou n’existait plus). Google maps à fond pour se diriger, hop première place de parc… vite! pas trop réfléchir, car si tu passes ton chemin, c’est le tour de la ville qui t’attends. Jerez de la Frontera pittoresque, avec ses rues serrées à sens unique, tapissées de pierres, ornées de dessins géométriques d’une palette de contrastes de gris.

Nous voilà au cœur de la ville, le théâtre Villamarta d’un côté, le bâtiment imposant de la poste, la fontaine centrale qui fait office de rond point, Ronda Los Casinos…. (évocateur…) en cohabitation avec les voitures qui roulent au pas. La tête et les yeux rivés au ciel pour contempler les ornements des balcons, les moulures des fenêtres…. en marchant à la queue-leu-leu sur le trottoir fait pour une seule personne et se rendre à l’office de location d’appartement.

Je ne sais pas si c’est le cas dans toute l’Espagne, mais sachez que sur la cote de la Luz, les locations d’appartements à long terme, c’est la galère!! On nous a vite mis au pied du mur… ici c’est pour la saison et il y en a deux!

La période scolaire (9mois) et l’été (3mois)!! Donc en février tu peux te loger (si tu trouves) jusqu’en mai-juin… après c’est dégage…. Donc on s’est dit, allons en ville, ça sera plus facile… que pouick!

Bref, on trouve l’agence et début des visites, histoire de se rendre compte. Tic et Tac les intuitif, imaginatifs, sentimentaux, spirituel et romantique…. n’ont pas eu besoin d’en attendre 22mille… la première était la bonne… ça tombait bien, y avait que ça de libre! Pas mal d’exigences réunies… à préciser, qu’on n’est pas si difficile, ni trop exigeant, sans accepter non plus tout ce qu’on nous propose, mais disons qu’on arrive à améliorer et on se projette facilement en embellissant tout ce qui est moche…

Ça me fait toujours penser à Tic qui a toujours trouvé mon style très « quitche », limite moche… mais « so sweety »… Et c’est exactement pour cela qu’on trouve toujours la perle rare!!

Donc nous voilà complètement envoûté par ce quartier qui deviendra le notre…

Barrio extra-murs, seigneurial, qui a été habité par des personnes connues et influentes de la ville de Jerez. Les arabes et les juifs ont été chassés de la ville au cours du cycle 15, à peu près lors de la découverte des Amériques, le quartier a donc gardé ses origines orientales, les maisons ont la plus part 2 étages, des cours intérieures et des patios plein de fleurs ornés de céramique aux dessins typique bleu, vert et rouges. Les rues ont souvent des noms de personnes qui les ont habités ou des événements passés.

Notre place s’appelle Plaza San Andrés, c’était à l’époque un dépôt d’armes, et s’appelait Plaza Atarazana (traduction, chantier naval), rebaptisé ensuite par les habitants en dévotion au Saint placé dans une niche qui protégeait la place. La maison qui se trouve au fond est encore en propriété de la même famille depuis plus de 150 ans, l’ancien cinéma est classé monument historique et il y a aussi l’école de musique. Etant déjà un quartier d’artistes, surtout d’écrivains et de peintres, on dit que le soir on peut encore sentir la présence d’âmes qui s’y promènent en quête d’inspiration.

En se baladant dans les petites rues vraiment étroites du quartier, on peut sentir la vie d’antan, les maisons ont gardé tout le charme et en fermant les yeux on pourrait même entendre les sabots des chevaux tirant les charrettes ou des carrosses. Les entrées des propriétés donnent directement dans la rue et cachent des trésors intérieurs!! A chaque croisement je m’imagine rencontrer un Monsieur en cape et chapeau haut forme… même si la ville a plutôt une hérédité gitane, mais l’esprit y est…

J’ai cherché longtemps la définition de Albarizuela…. et j’ai trouvé! D’ailleurs j’avais déjà constaté que la couleur de la terre était claire et en effet ça le confirme.  La « Albariza » c’est le nom des terres, qui d’aspect blanchâtre à cause du calcaire, retiennent l’humidité. Ce phénomène est uniquement constaté aux endroit ou pousse le cèpe de Jerez (Xeres, ou muscadet), les réserves d’eau souterraines lui permettent de bien vieillir, c’est d’ailleurs là uniquement que pousse ce genre de raisin qui donnera un vin sirupeux du nom de sherry…. qui accompagne les « after work » de Jerez!!

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