Vintage, BCBG, tong … pour finir en Desigual!

Proposé par Karine, ma compatriote qui vit a Hong Kong https://hotfonduepot.com/, voici le rendez vous mensuel des #HistoiresExpatriées.

Le thème du mois…

Le genre!!

Si vous voulez lire quelque chose qui est directement en rapport avec le genre social, lisez cet article….. AhLesFilles Début mars, plus précisément pour le jour dédié à la femme, j’avais fait une réflexion sur mon statut de femme, mère de 4 filles au jour d’aujourd’hui en terre ibérique… Mais si vous préférez partir avec moi dans une découverte psychédélique et coloré de mon genre vestimentaire au fil de ma vie! Lisez la suite…

Peu de souvenir d’enfance en relation avec le code vestimentaire imposé par mes parents. À part les pantalons en laine (rien que dy penser j’ai la chair de poule!!!), les jupes écossaises avec broche assortie pour tenir le plis, et les habits du dimanche, qu’on finissait toujours par tâcher et/ou trouer !! Après les baskets blanche et pantalons moulants (pour les plus jeunes, le tissus stretch n’existait pas encore), couché sur le lit pour fermer le bouton et monter la fermeture éclair (la remontée était en apnée et sans passer par la position assise!!)… les gros pulls et les écharpes batik, je me suis très vite démarquée dans la façon de m’habiller (honnêtement je me suis toujours sentie sans un style en particulier, mais toujours décalée…). Le séjour linguistique à Londres a d’autant plus, fortement stimulé le genre qui dormait déjà en moi « Je ne suis pas la mode, mais la mode mon plus ». Du coup pour résumer en vitesse, association de couleurs tons sur tons (totalement dépareillés), tantôt bohème, mais aussi BCBG, chaussettes rayées en dessus du genou, tailleur et converses…. Bref toute ma vie j’ai jonglé avec les genres vestimentaires…. et j’ai adoré ça. Ce que j’aime le plus (encore maintenant) c’est le regard des gens, lorsque j’arrive avec un vêtement complètement improbable et le lendemain une tenue stricte (disons semi- stricte… j’aime pas trop les règles…), le contraste dépiste beaucoup de personnes (d’ailleurs le plus dérouté, c’est mon mari 😂 ). J’aime les associations colorées aléatoires, le blanc étant trop fade et le noir trop obscur.

Après une bonne période en vêtements de sport, travail oblige, je me suis complètement lâchée à la quarantaine, non pas en confinement, la vraie 40aine!! Celle qui arrive quand moins tu t’y attends. A cette époque, j’ai tenu une boutique de 2 ème main, plutôt haut de gamme et j’ai recommencé les superpositions…. asymétriques!! Le pire, une passion pour les perruques m’a de nouveau envahi, surtout quand ma fille, rentrait avec les cheveux des mannequins de la boutique où elle travaillait ! Toutes les semaines je chinais à la Croix Rouge, Emmaüs pour ramener des trésors à quelque francs. C’est là que j’ai trouvé ma robe de mariée (de marque !!!) Pour 20.-…. lorsque je suis entrée, elle était au milieu des fripes, elle m’attendait, pile ma taille. Sans oublier les robes vintages des années 60, trouvées dans les galetas des grand-mères ou toutes sortes de vide grenier. Évidemment les sacs faisaient aussi partie des trésors.

Ma Robe

Mais est arrivé le jour ou j’ai troqué mes super fringues ringardes, colorées et sophistiquées pour un T-shirt à bretelles et un short en jean, accompagné d’une paire de nu-pieds assortis ! FashionWeekCR Fini les jupons superposé, les petites robes fleuries un peu étriquées, les collants multicolore, les DrMatreens même les Converses c’était trop… Après plus d’une année j’ai du trouver des jupettes tellement j’en pouvais plus des shorts… j’ai aussi essayé de porter des ballerines, mais j’ai perdu la semelle en allant en ville… elle est restée collé au trottoir !! impossible de se démarquer, sauf pour aller a la capitale, j’ai remis un jean-basket pour la première fois après 1 année et demi. Je me souviens encore cette sensation de se sentir enfin soi-même, je n’oublierai jamais, je me suis vue belle, sensuelle, mince (bon j’avais aussi perdu au moins 7 kg avec toutes ces maladies…) je portais ce jean comme une star!

Maintenant je vis dans le pays de Desigual…. et plus j’y pense, plus je me dis…. tout ce chemin pour arriver ici? Pour avoir un énorme shop outlet de la marque la plus critiquée du monde (peut-être pas du monde… mais y en a qui trouve ça moche….). Vu que j’ai passé la 50aine, que je ne peux plus vraiment porter le genre vestimentaire que je veux sans paraître ridicule, j’ai le pouvoir d’être inégale chic…. c’est mon nouveau genre!

Sauf quand une autre de tes filles te dit: « Maman on vend plus des collants imprimés fleurs multicolore…. ça n’existe plus! » « Roh pourquoi? »  » Parce qu’il n’y a que toi au monde qui porte ça !! » Même avec ma devise Le style n’est rien, mais un rien fait le style…. ne m’aidera pas a trouver des collants à fleurs…..

En écrivant cet article j’ai fait une découverte des plus surprenante… le créateur de Desigual, est Suisse!! Je ne m’y attendais pas. Dans les années 80, vivant a Ibiza, il a débuté en associant les tissus, style patchwork, en confectionnant des blazers, vestes… Sa première pièce a été une veste en jean confectionnée avec une dizaine de jeans invendus qu’il avait récupéré d’une boutique de deuxième main à Barcelone. Thomas Meyer n’est jamais vraiment apparu dans les médias, il a toujours fait profil bas. Ce designer suisse de 20 ans, dont les parents avaient émigré en Espagne, a voulu innover simplement dans le monde de la mode et créant un style nouveau. Puis la marque a pris son essor dans les année 2000 lorsque Desigual s’associe à Christian Lacroix et présente une collection avant-gardiste par des motifs asymétriques plutôt noir et blanc. Des lors c’est le grand élan d’un style controversé, devenu aussi hyper coloré, kitche, brodé… bref tout ce qui peux sembler ringard mis au gout du jour!! Je viens de sortir de la boutique…. toutes ces couleurs m’ont tourné la tête. …

Histoires Expatriées a été crée par Lucie qui vit en Italie, son blog www.occhiodilucie.com

Les autres participants:

Ophélie prof de français, nous explique le genre qui n’existe pas en anglais… ou/et voir plus!! Lien ICI

Eva au Japon, qui rejoint les idées et sensations de Karine, d’une femme du côté de l’Asie. Lien ICI

8 réflexions sur “Vintage, BCBG, tong … pour finir en Desigual!

  1. Ahah ma garde-robe te ferait déprimer : elle se décline en nuances de noirs et de gris, j’ai zéro fringue colorée parce que j’ai horreur de ça. 😀 Eté, hiver – que des couleurs sombres…
    Ton article m’a beaucoup fait rire en tout cas, notamment avec l’histoire de Desigual ! xx

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    1. Merci! Je trouve ça sympa de s’auto instruire en écrivant des articles… ahahah. Et rassure toi je n’ai rien contre le sombre, d’ailleurs je trouve ça chic, mais c’est impossible pour moi, je te le dis pour avoir essayé… mais un pantalon noir! Obligée de mettre un truc à mille couleur, hihihihi.

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  2. Moi non plus je n’aime pas la couleur noire pour les fringues, trop triste, j’aime les couleurs gaies et ne m’en prive pas, même en hiver. Autant que possible il me faut des tenues pratiques à mettre (je vais avoir 73ans demain) et confortables mais je suis moderne tout de même.
    Et comme toi j’aime l’originalité !

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